Nous parlons de piraterie par caméscope (ou " camcording ") lorsqu'une personne entre dans une salle de cinéma avec un appareil d'enregistrement de quelle que nature que ce soit (caméra vidéo, GSM avec fonction de caméra vidéo, appareil enregistreur, etc.) - et enregistre intentionnellement (une partie de) l'image ou le son d'un film.

Les personnes qui se préparent à commettre un tel méfait n'agissent généralement pas seules. Elles font partie d'un réseau de pirates (appelé " release group ") qui ont comme seul but d'acquérir le plus rapidement possible une version illégale d'un nouveau film et de la diffuser. Le film enregistré illégalement sera dès lors diffusé sur Internet en quelques jours - voire quelques heures - par ces pirates.

Par ailleurs, bon nombre de voleurs de films vendent ce " master " illégal de l'enregistrement à des laboratoires, où les versions sont reproduites illégalement, après quoi ces DVD sont vendus dans le monde entier sur les marchés, en porte-à-porte, via des petites annonces en ligne, sur des sites web, etc., peu de jours après la première sortie en salle.

Pourquoi devons-nous stopper la piraterie par caméscope en salle?

L'industrie du divertissement - La réalisation d'un film de grande envergure coûte en moyenne 73 millions d'euro. Six films sur dix ne rentrent pas dans leurs frais. La réalisation d'un film est dès lors une entreprise très risquée, et peut-être que de moins en moins de films seront produits, étant donné que les investisseurs subissent chaque fois des pertes en raison de la piraterie.

L'impact économique - L'industrie du film est un catalyseur économique qui crée de l'emploi et qui contribue à l'économie des pays qui produisent des films. La piraterie nuit à l'économie partout où les films sont vendus, montrés ou diffusés. La piraterie (par caméscope) constitue dès lors une menace pour ceux qui sont actifs dans l'industrie du film : les personnes qui sont directement impliquées dans la production de films, comme les caméramans et les preneurs de son, mais aussi les personnes que l'on retrouve bien plus loin dans la chaîne, comme le personnel des cinémas, les exploitants de vidéothèques.... En outre, les bénéfices de la vente de films illégaux reviennent toujours aux organisations criminelles. Pour ces dernières, la piraterie est en effet une source idéale de revenus, destinés à financer leurs activités illicites.

Les consommateurs - Afin que les consommateurs puissent continuer de profiter d'une large offre de films de qualité et de cultures diverses, il faut à tout prix endiguer la piraterie. Si moins de films sont créés des suites de la piraterie, cela aura assurément un effet défavorable pour tous les amateurs de films.

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